L’hypnose et la science

source : D’après l’article de Elisa brune paru dans « Sciences humaines » de juin-juillet-août 2006 scientifique – auteur de, entre autres, De la transe à l’hypnose. Récit de voyage en terrain glissant, éd. Bernard Gilson, 2006.)

Depuis son origine (fin du 18ème siècle), la pratique de l’hypnose a suscité en permanence une forme de méfiance des milieux scientifiques. Néanmoins, depuis quelques années, les réactions du cerveau peuvent s’analyser en direct si bien que cette approche thérapeutique est légitimée par son étude scientifique. 
Le docteur Franz Mesmer, dans la dernière partie du 18ème siècle, faisait émerger chez ses patients un « fluide animal » comme il le nommait. Il l’estimait aussi réel que la loi universelle de la gravitation énoncée par Newton. Le monde scientifique est alors extrêmement méfiant vis à vis de ces pratiques thérapeutiques inédites et peu conventionnelles grâce auxquelles les patients semblent guérir miraculeusement, par la manipulation de « fluides magnétiques » jusque là inconnus.
En 1784 le roi nomme une commission qui enquête sur l’hypnose thérapeutique. Elle la qualifie de « médecine d’imagination ». 40 ans plus tard, une femme atteinte d’un cancer subit une ablation du sein sans anesthésie chimique, Jules Cloquet, son chirurgien, l’ayant mise sous « sommeil magnétique ». Une fois encore, la malade sera accusée d’avoir feint l’absence de souffrance.
Les résultats de cette thérapeutique seront contestés tout au long de son histoire, soit qu’ils soient qualifiés d’escroquerie, soit de la manifestation de délires.
Un peu avant le XXème siècle, l’hypnose est étudiée par Jean Martin Charcot sur ses malades hystériques à la Salpêtrière. Le neurologue n’y voit qu’une manifestation supplémentaire de leur pathologie. D’autres médecins estiment qu’il s’agit simplement d’une méthode de suggestion applicable sur tout le monde. Parmi eux, Hippolyte Bernheim et Ambroise Liébault.
Tous n’invalident donc pas l’hypnose d’office, néanmoins les explications sont extrêmement variées. On retrouve deux courants principaux opposés. Pour le premier, l’état d’hypnose serait un autre état que celui de veille ou de sommeil, mais un état du cerveau. Quant au second, il estime que l’état d’hypnose est un fonctionnement particulier de l’état de veille.
Le XXème siècle verra de nombreuses études et controverses se développer autour de deux axes suivant: est-ce un phénomène imaginaire ou réel ? S’agit-il d’un état ou d’une fonction ? Les pistes autour de la matérialité d’un substrat neurophysiologique ou de spécificités de courbes électroencéphalographiques n’aboutissent pas à des conclusions convaincantes. L’hypnose est alors encore bien loin d’être un sujet pour la science.

Des contours imprécis par essence

La désapprobation de cette pratique par Sigmund Freud lui-même qui l’estimait dangereuse et presqu’incontrôlable a rendu l’hypnose peu populaire au niveau thérapeutique. Mais il y eut quelques exceptions parmi lesquelles Léon Chertok, psychanalyste français qui créa son laboratoire d’hypnose expérimentale en 1971. Il la pratiqua et l’expérimenta, relatant ses expériences dans des écrits réédités il y a peu. Son approche y est résolument pragmatique malgré le caractère à priori indomptable du sujet, l’état d’hypnose n’étant jamais stable, fluctuant continuellement, et variant d’une personne à l’autre, ainsi que d’une expérience à une autre (1). Il constate en outre que les projections que se font les acteurs de l’expérience influent grandement sur les comportements concrets des sujets. En effet, le thérapeute arrive généralement avec des suppositions et des attentes qui conditionnent les réponses du sujet. 
On constate ainsi des réactions extrêmement différentes d’un thérapeute à l’autre. Par exemple, F. Mesmer et le Marquis de Puységur qui avait pourtant été son élève, amenaient des crises de convulsions pour le premier alors que le second conduisait les sujets vers des états d’hypnose parfaitement tranquilles.
De même, J-M Charcot induisait de l’hystérie, alors que H Bernheim travaillait sur une approche non individualisée en laboratoire. Quant à Milton Erickson plus connu pour sa croyance dans les différentes possibilités de l’inconscient, il observait des comportements extrêmement variés.
De la même façon, les techniques même de mise sous hypnose diffèrent énormément sur différents plans : sur la rapidité de l’induction qui peut se réaliser en quelques secondes ou être beaucoup plus longue ; sur le sens mobilisé pour la focalisation : l’ouie, le regard ou la parole. Cette dernière pouvant être douce ou bien directive ; abondante ou encore modérée. Deux séances d’hypnose peuvent avoir très peu de choses en commun ; parfois même l’induction ne sera pas indispensable. L’entrainement en effet peut permettre à un sujet habitué de plonger en état d’hypnose seul en pratiquant sur lui l’autohypnose. Et même, le quotidien de chacun d’entre nous est traversé par des périodes de micro transes, plus ou moins intenses, sans que nous en ayons conscience.
La question se pose alors de savoir si une telle diversité de forme, de processus, permet néanmoins de regrouper tous ces phénomènes sous une même dénomination. La réponse est oui si l’on se place de point de vue de la personne sujette de l’hypnose, et ce, à deux niveaux différents. Première constante : la personne en état d’hypnose interagit moins, peu, voire plus du tout avec ce qui l’entoure, plongée alors dans son intériorité. La deuxième constante est qu’il devient extrêmement accessible à tout ce que peut lui suggérer l’inducteur de l’hypnose. Sa mémoire, sa volonté, toutes ses perceptions, qu’elles soient sensorielles, spatio-temporelles, physiques, peuvent être modifiées par l’hypnotiseur.

Une pratique qui pénètre le milieu hospitalier

Une des préoccupations d’un grand nombre d’hypno-thérapeutes, dont fait partie L Chertok a été de chercher à quantifier les résultats de l’hypnose thérapeutique, principalement concernant la manière de percevoir la douleur. Le problème récurrent de ces tentatives fut le manque de possibilité d’objectiviser les résultats. Si une constante ressortait très clairement : la diminution notable de la perception de la douleur chez le sujet lorsqu’il est mis en état d’hypnose ; le caractère subjectif de cette appréciation, son manque de précision rendaient tout résultat scientifique impossible.
Néanmoins, les résultats étant notables, bien que non validés scientifiquement, une partie des médecins pratiquaient l’hypnose, notamment pour anesthésier des patients, mais sans l’assumer ouvertement. C’est en 1993 que Marie-Elisabeth Faymonville, anesthésiste au CHU de Liège utilise des techniques d’hypnose pour la première fois. Responsable du service des grands brûlés et de celui de chirurgie plastique, elle travaillait la plupart du temps sous anesthésie locale et sous sédatifs. Mais, quand les doses étaient trop importantes, d’autres problèmes pouvaient apparaître comme la perte de conscience, l’agitation douloureuse. Le chirurgien de son service s’est alors laissé convaincre, l’idée n’étant pas de ne pratiquer une opération que sous hypnose, mais d’associer anesthésie locale, sédatifs et hypnose. Marie-Elisabeth Faymonville, dira avoir appris les bases de ces techniques par les livres et avoir été très étonnée des résultats très positifs constatés. Les premiers étant la diminution conséquente des médicaments administrés, les deuxièmes tenant à la qualité très positive de l’expérience vécue par les personnes opérées. Forte de ces premières tentatives, elle décida qu’il faillait qu’elle se forme, ce qu’elle fit à l’Institut Milton-Erickson. Son service aujourd’hui peut se prévaloir de plus de 5 000 personnes souffrantes opérées sous hypnosédation.
Elvira Lang, anesthésiste à Boston mène une étude sur deux cent quarante et un patients sur la base du volontariat dont les résultats seront publiés dans le journal « the lancet » en avril 2000. D’après cette étude, les niveaux d’anxiété, de douleur, sont impactés très positivement par l’hypnosédation. D’autres résultats positifs apparaissent : la diminution du nombre de complication, de la durée des opérations, de la quantité de médicaments consommés ; avec, en outre et selon toute logique, un bénéfice financier irréfutable (2).
Au delà du traitement des douleurs ponctuelles, celui des douleurs chroniques est également très efficace par hypnose.
Les hypnothérapeutes travaillent dans beaucoup de centres de traitement de la douleur, présents dans chaque grande ville de France. Depuis 15 ans, le centre hospitalier Ambroise Paré a traité des milliers de patients par hypnose. Elle n’élimine évidemment pas les traitements médicamenteux habituels. Le directeur du centre, le docteur D. Bouhassira précise que cette approche n’est pas miraculeuse et qu’il ne faut pas en attendre des résultats excessifs. Néanmoins elle est susceptible d’apporter un réel confort et de diminuer la consommation de médicaments. Dans le domaine de l’antidouleur, il considère que c’est un moyen supplémentaire qui nécessite certes une certaine connaissance, mais qui se révèle très utile.
On pourrait être tenté de limiter l’hypnose à un effet placébo, ou à un exercice de relaxation. Une étude contredit cependant clairement cette hypothèse, celle réalisée par Pierre Philippot, Olivier Luminet et Marie-Claire Gay (3). Elle étudie trois groupes de personnes souffrant de douleurs chroniques. Le premier est traité par hypnose, le deuxième par relaxation, le troisième uniquement par les médicaments habituels. L’hypnose et la relaxation permettent une utilisation moindre des médicaments. Mais, quand la relaxation met 8 semaines à agir et réduit la douleur ressentie de 30%, l’hypnose produit des effets dès 4 semaines et diminue la douleur ressentie de 50%.

L’arrivée de l’imagerie cérébrale

Un peu avant les années 1990, est née la tomographie par émission de positrons, dite aussi la TEP. Grâce à cette technique, il a été possible d’observer l’activité du cerveau qui se manifeste par les différences de débit sanguin sur ses différentes zones. On a pu ainsi préciser quelles parties du cerveau sont mobilisées en fonction des différentes taches effectuée par le sujet, qu’il s’agisse de chanter ou de calculer par exemple. On a également pu effectuer la comparaison entre le fonctionnement normal du cerveau et son fonctionnement en état d’hypnose. La perception de la douleur est étudiée en 1995 par le CHU de Liège. L’étude démontre très nettement que la douleur n’est pas perçue de la même manière par un cerveau qui est sous hypnose et par un cerveau à l’état normal (4).Tout l’intérêt de cette étude réside dans le fait que les résultats ne s’appuient plus sur un ressenti du sujet mais sur l’observation directe et objective de son cerveau.
Pierre Rainville (5) et son équipe à Montréal démontrent l’action du processus d’hypnose à la fois sur la sensation de douleur et sur l’émotion qu’elle provoque. Ces deux réactions sont potentiellement présentes dans chaque stimulus de douleur. Ainsi, avoir un caillou dans sa chaussure peut être assez douloureux, mais plutôt peu anxiogène, alors qu’une légère douleur au cœur ou à l’estomac peut susciter énormément d’inquiétude, malgré sa faible intensité.
L’état d’hypnose permet, à stimulation égale, de faire varier l’intensité de la douleur ainsi que son ressenti émotionnel, que ce soit en les augmentant ou en les diminuant. Dans un cas et dans l’autre, ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui seront mobilisées. Il est donc démontré qu’on peut dissocier la sensation physique de la douleur de sa sensation émotionnelle, au niveau subjectif, mais également au niveau objectif. Ces premières études ont donné un crédit scientifique certain à la pratique de l’hypnose. Elles ont été le point de départ et d’autres ont été lancées au niveau clinique et au niveau des sciences cognitives.

L’arrivée des neurosciences

En 2004, Stuart Derbyshire réalise une étude (6) pendant laquelle les sujets hypnotisés ont dans leur main une sonde thermique. Ils sont avertis que toutes les trentes secondes un stimulus douloureux aura lieu (la sonde montant à 48,5°C). Néanmoins, pour 50% des personnes testées, la sonde ne change pas de température, il ne se produit pas ce qui a été annoncé. Cependant, le ressenti de la douleur est bel et bien présent, de même que l’activation de la zone du cerveau correspondant à la douleur. Le cerveau peut ainsi s’activer uniquement sous l’effet de la suggestion et produire exactement les mêmes mécanismes que si la chose suggérée avait réellement lieue. P. Rainville souligne que ce qui est soulevé ici inverse un mode de pensée général des neurophysiologistes qui soutenait que la conscience qui émerge du cerveau n’agit pas sur le corps. En effet, les expériences sous hypnose démontreraient le contraire : la subjectivité serait capable de créer une réalité objective sur la physiologie. C’est bien ce qu’avait dit L. Chertok en affirmant que des moyens psychologiques permettaient de changer les choses au niveau cellulaire(7). Sur deux sujets, Chertok avait même produit des brûlures uniquement par suggestion hypnotique. Mais ça allait à l’encontre de l’avis scientifique général pour lequel le psychique ne peut pas produire d’effet physiologique en dehors du système volontaire. Désormais, l’observation directe des effets du processus d’hypnose étant possible, les champs d’investigation sont vastes. Les différentes formes d’hallucination, qu’elles soient temporelles, visuelles, auditives, motrices, sensorielles (…) qui avaient jusque là été attribuée à des phénomènes de suggestion (volonté inconsciente du sujet de satisfaire aux attentes du praticien) ou de simulation (mensonge volontaire du sujet) sont investigués grâce à la technique. Les résultats sont surprenants. Lorsque l’hypnotiste suggère au sujet un stimulus qui n’est pas réel, le sujet est certain d’en avoir concrètement éprouvé l’existence et son cerveau se comporte de la même manière que si le stimulus avait vraiment existé. Ce qui n’est pas le cas dans les processus de visualisation lors desquels le sujet imagine le stimulus. Pas d’ambiguité alors pour le sujet qui sait qu’il fait travailler son imagination sans que le stimulus ne soit réel et ne produise le même effet sur le cerveau. L’hypnose quant à elle crée un ressenti de vérité, tant sur ce que perçois le sujet que sur ce que son cerveau produit comme image. Le cerveau agit alors comme si le stimulus était présent.
Si l’hypnose peut être utilisée comme moyen thérapeutique, et elle l’est de plus en plus, elle ne constitue pas à elle seule une thérapie. Elle peut être utilisée par des praticiens de domaines très variés (psychiatrie, dermatologie, neurologie, sexologie, kinésithérapie, dans le dentaire…) qui l’utilisent comme outil pour atteindre l’objectif recherché par le patient. Elle l’aide à être favorablement réceptif aux suggestions amenées par le praticien, lui-même spécialisé dans le domaine traité, et c’est indispensable. Les domaines d’applications en sont pratiquement infinis. Si on prend l’exemple du traitement de la migraine, l’hypnose peut diminuer l’impact de ce qui les favorise ou les déclenche. L’hypnotiste peut alors suggérer au sujet de créer des zones de calme, d’oublier le réflèxe migraineux, ou stabiliser les vaisseaux sanguins. Plus de 65% des sujets non réactifs aux traitements médicamenteux voient leur état s ‘améliorer grâce à l’hypnose (8). 
Dans le domaine de la psychothérapie, l’hypnose peut être bénéfique sur des thérapies brèves aussi bien que sur des psychanalyses. Dans un cas comme dans l’autre, il faut sortir du préjugé totalement fantasmé qui voudrait que le sujet soit complètement soumis au pouvoir et à la volonté de l’hypnotiste. En effet un processus de consentement volontaire du sujet est indispensable au déclenchement du travail. Il y a une forme de contrat tacite entre sujet et praticien. Thierry Melchior (9), psychothérapeute, estime que si les effets de l’hypnose sont si particuliers, c’est parce que la relation l’est aussi. Elle est absolument différente des règles qui régissent les modes habituels de relation et de communication. 
Et c’est bien parce que le sujet est alors loin d’un fonctionnement normal qu’il est possible de l’amener à modifier les schémas habituels qui limitent son comportement, lui permettant ainsi d’exploiter des ressources inexplorées en vue de la résolution de ses problèmes.

Perd-on sa volonté quand on est sous hypnose ?

Si on observe le fonctionnement d’un cerveau sous hypnose, on perçoit une forme de mouvement non volontaire et pourtant conscient.
Si l’on ferme les yeux et que l’on imagine déguster un citron, nos glandes salivaires ont une réaction spécifique, de la même façon, la pensée de recevoir un coup de marteau sur les doigts provoque un réflexe de rétractation. Dans ces deux cas, il y a une réaction physique mais nous avons conscience que ces idées ne couvrent aucune réalité. L’état d’hypnose provoque une chose supplémentaire qui va duper le cerveau.
Cette « chose » a été mise en avant grâce à une expérience très probante. Un des tests classique effectué sous état d’hypnose conciste à dire au sujet que son bras devient léger, extrêmement léger au point que le bras va finir par se soulever seul. Si le sujet répond à ce stimulus, il reste possible d’être sceptique et de penser qu’il simule. Le sujet dira la plupart du temps que son bras a effectué ce mouvement « tout seul », ce qui est, du point de vue de la physique, absolument impossible, les muscles s’étant mis en action de manière certaine.
Comment alors apporter une explication satisfaisante à ces différents points de vue ? Sarah-Jayne Blakemore dans son étude (citée plus haut) observa le sujet par tomographie par émission de positrons (TEP). Il est ressort que l’activité cérébrale est la même dans ce cas que dans le cas où le bras du sujet est soulevé par une autre personne sans le prévenir. Si l’activité du cortex moteur est visible, c’est à dire que le muscle est mobilisé, le cortex pariétal (lieu de la conscience du mouvement) est inactif avant le mouvement mais devient actif brutalement après qu’il ait eut lieu. L’inverse en somme de ce qui se produit lors d’un mouvement volontaire : activation juste avant le mouvement mais pas après.
On comprend mieux ainsi comment fonctionne cette question de la conscience et de la volonté en état d’hypnose. En modifiant simplement les mécanismes de la prise de conscience d’un mouvement, il peut être vécu comme non volontaire alors pourtant qu’il aura été provoqué volontairement et agira comme tel dans le cerveau.

Quid de l’utilisation de l’hypnose dans l’art

L’artiste américain Matt Mullican réalise depuis les années 1970 des œuvres en état d’hypnose. Il aborde différents modes d’expression comme les installations, la peinture, la photo, les vidéos, les logiciels (…) dans le but d’expérimenter les liens entre perception et réalité. L’hypnose lui permet de modifier et d’explorer son rapport à la réalité, soit en laissant agir une « autre personne », soit en percevant le monde autrement. Le monde qu’il laisse apparaître est alors la réalité vue par cet « autre », celle qui l’intéresse. Cela peut être l’intérieur d’un appareil électro-ménager , perçu habituellement comme banal et qui devient central dans le monde ici créé. 
Pour lui, l’état d’hypnose dans ce cadre permet de prendre une chose et de la vivre totalement en dehors de son contexte, de son monde, et de créer un parcours émotionnel unique.
D’après l’article de Élisa Brune paru dans « Sciences humaines » de juin-juillet-août 2006
 (Journaliste scientifique – auteur de, entre autres, De la transe à l’hypnose. Récit de voyage en terrain glissant, éd. Bernard Gilson, 2006.)
NOTES
1. L. Chertok, Mémoires. Les résistances d’un psy, Odile Jacob, 2006.
2. E. Lang et al., « Adjunctive non pharmacological analgesia for invasive medical procedures: A randomised trial », The Lancet, vol. CCCLV, 29 avril 2000.
3. M.-C. Gay, P. Philippot et O. Luminet, « Differential effectiveness of psychological interventions for reducing osteoarthritis pain: A comparison of Erickson hypnosis and Jacobson relaxation », European Journal of Pain, 2002.
4. P. Maquet, M.-É. Faymonville, C. Degueldre, G. Del Fiore, G. Franck, A. Luxen et M. Lamy, « Functional neuroanatomy of hypnotic state », Biological Psychiatry, vol. XLV, n° 3, février 1999.
5. P. Rainville, G.H. Duncan, D.D. Price, B. Carrier et M.C. Bushnell, « Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex », Science, vol. CCLXXVII, n° 5328, 15 août 1997.
6. S. Derbyshire, M.G. Whalley, V.A. Stenger et D.A. Oakley, « Cerebral activation during hypnotically induced and imagined pain », NeuroImage, vol. XXIII, n° 1, septembre 2004.
7. L. Chertok, op. cit.
8. A. Violon, « L’apport de l’hypnose dans le traitement de la migraine », Revue médicale suisse, n° 644, 2001.
9. T. Melchior, Créer le réel, Seuil, 1998.